Myôga : le gingembre japonais

Ni légume, ni fruit, le myôga みょうが est en fait le bourgeon floral d’une plante vivace et comestible proche du gingembre. Son petit nom latin est d’ailleurs zingiber mioga. On trouve le myôga principalement en Asie (Chine, Corée, Japon). Son goût est beaucoup plus doux et moins poivré que son célèbre cousin. Sa texture est croquante et un goût très rafraîchissant. On en trouve toute l’année, mais la meilleure saison sera juin-juillet (du moins, au Japon).

Comment l’utiliser dans la cuisine japonaise ?

Les japonais le consomme en général cru : dans des sushi, dans la soupe miso, en pickles, ou en condiment sur des soba ou du tofu. Mais il est aussi possible de le déguster frit en tempura. Je crois l’avoir mangé pour la première fois dans un restaurant japonais, qui l’avait servi finement haché sur un bloc de tolu soyeux (hiyayakko), avec des oignons verts et de la sauce de soja. Son petit goût tonique et acidulé m’avait immédiatement séduit.

Le myôga est assez rare en France, même dans les épiceries japonaises. J’ai eu la chance d’en trouver récemment une barquette chez Kioko.

J’en ai mangé avec des somen froides et aussi avec des aubergines fondantes.

Peut on faire pousser du myoga dans nos régions ?

Alors visiblement, oui. C’est une plante rhizome assez facile à cultiver, mais qui n’aime pas trop le soleil, donc le sud de la France ne lui est peut-être pas vraiment adapté.

Pour plus d’information sur la culture du myôga, je vous invite à vous rendre sur le site suivant.

Si vous trouvez du myôga dans votre épicerie, je vous invite à l’essayer, vous ne serez pas déçu.

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